Née à Paris en 1983.
Vit et travaille à Bruxelles depuis 2008.
Il y a eu au départ mon parcours en Histoire de l’art à Paris I Sorbonne de 2002 à 2005, avec la découverte de la Renaissance, de l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg des courants modernes et contemporains tels quel le Found footage, Support-Surface, le Minimalisme, et bien d’autres.
Puis il y a eu mon cursus en Conservation-restauration des œuvres d’art à l’ENSAV-La Cambre de 2008 à 2014. J’étais animée par l’envie de participer à la sauvegarde du patrimoine, à la valorisation et à la transmission.
Au cours de mes deux dernières années d’études, je me suis spécialisée dans la conservation-restauration d’œuvres contemporaines.
Les problématiques de la conservation-restauration des matériaux modernes employés dans l’art contemporain ainsi que les concepts de fragilité, d’instabilité, voire de dégradation mis en avant par certains artistes du 20ème siècle me passionnèrent : la modification irréversible du concept originel de l’œuvre jusqu’à engendrer, parfois, sa « disparition ».
Suite à l’obtention de mon diplôme, j’ai été engagée en tant que restauratrice et chargée de missions scientifiques par différentes institutions telles que le Centre Georges Pompidou, la Fondation Paul Delvaux, le MUDAM (Grand-Duché du Luxembourg), l’ULB (service des archives, patrimoine et réserve précieuse), etc.
Si la conservation-restauration demeure un intérêt, j’ai ressenti le besoin d’explorer ma propre création plastique.
Si dans la conservation-restauration, la lutte contre la disparition des artefacts était essentiellement envisagée comme un acte de préservation pour leur transmission ; dans mon travail plastique, je développe l’idée que la disparition peut être pensée comme un acte de création et de “régénération” mémorielle.
Les thématiques que je privilégie dans mes travaux sont l’Identité, la Trace, ainsi que la Mémoire.